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L'équipe
de recherche du LESTAMP a redéfini sa problématique
autour des milieux populaires et de leurs
transformations dans la société française
actuelle. L'accent mis sur les rapports
contradictoires du changement et des permanences,
toujours mis au regard du sens anthropologique des
limites déni des sociétés postmodernes id est
mondialisées (P. Legendre, A Supiot, G Devereux) et
des désordres liés à leur transgression, constitue dès
lors le fil conducteur des études menées sur les
différentes pratiques et expressions du populaire.
Le populaire configuration de formes toujours
conjoncturelles mais liant toujours nécessairement
le politique le social et le sociétal comme volant
de perdurance des sociétés est un concept
problématique et ouvert irréductibles à ses
confinements pseudo empiriques (les classes
populaires), et à un usage pseudo transparent de
peuple.
C'est
une socio-anthropologie du travail, de la formation et des
milieux de travail qui cadre l'un des axes fort des
recherches de l'équipe, pour examiner ces
métamorphoses.
Sans négliger des effets déstructurants
et destructeurs du chômage mais plus encore des
désintégrations intégrations néocommunautaires
spatialisées, (les cités de la sécession sociale de
l'économie souterraine et de la justice privée) et l'ambivalence des grandes
migrations dans la crise des acculturations, cette perspective a pour centre d'intérêt le
salariat, désormais inscrit dans une nouvelle donne
productive générant une déstabilisation des identités et
des nouvelles formes de sociabilités, dans un contexte
de crise du syndical du politique et la civilisation
même, si ce contexte est pensé comme société de la
mondialisation au sein de la crise systémique rampante
ou manifeste (2009)
A l'échelle de l'espace approprié par l'habiter,
l'emploi, la sociabilité des formes de vie, l'attention
balance entre les anciennes et nouvelles zones, de vulnérabilités sociales
certes mais aussi plus dynamiquement, de confrontations
aux institutions de nouveaux
modes d'associativité. C'est que sur le plan des
mobilisations, l'effondrement des utopies politiques a
provoqué un éclatement engendrant aussi la montée de
nouveaux mais problématiques mouvements sinon des
sujets sociaux ne seraient-ils
que résistants mais en nébuleuses fragiles et
fragmentées qui n'assurent pas les fonctions des grands
référentiels intégrateurs à fonctionnement vertical dans
l'espace national.. Les recherches
en cours interrogent leur caractère diffus et leur
occultation de scène mais aussi la vitalité des
milieux socio-spatiaux dont ils émanent sur fond de
diversité anthropo-historique de l'espace français
(Braudel)
C'est à
l'échelle
d'une
socio-anthropologie
de
l'esthétique
ordinaire
que nous
posons
transversale
à toutes les
pratiques, à
l'instar du
devoir être
moral, et
pas
seulement
des "Arts
modestes"
que nous
examinons,
en un second
axe majeur,
ces
mutations
des
pratiques et
styles du
populaire
sans en
exclure le
commun. Ces
transformations
des
symbolismes
et
expériences
sensibles
partagées,
se lisent
dans une
esthétisation
des
comportements
et des
corps,
traversant
tous les
groupes
sociaux par
regain très
vif du goût
pour les
pratiques et
sociabilités
liées aux
arts
musicaux,
vocaux,
corporels
festifs en
des formes
traditionnelles
ou
nouvelles,
parfois
fortement
contestataires,
tandis que
les classes
monopolisatrices
des scènes
adossées à
la
mondialisation
étalent leur
grande
déculturation
grosse d'un
nihilisme
rampant se
déversant
par les
media
financiarisés
et le
politique à
eux asservi.
Les membres de l'association Lestamp |