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L'envers du décor : les peuples de l'art
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 EVENEMENTS LESTAMP

Dernières parutions (2014)

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Le genre et l'effroi d'après Judith B. par J-A DENIOT. Nantes Lestamp

 

J.REAULT, De N Poulantzas à C Castoriadis, deux ponctuations grecques d'un itinéraire sociologique in Christias et Mouchtouris (éd.) Actualité de la pensée grecque. Paris Le Manuscrit.

-Tribunes et News

Chile un pais brutalmente enfermo. Rodrigo PAZ (en traduction)

- Rupture écologique dans le front des  manipulations sur l'humain (PMA, GPA) ?

- Jean Blaise au Ministère : Call me TINA. Avril 2014

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La Normalité, 8° Eté du Lestamp jeudi 27 vendredi 28 samedi 29  juin 2013 Nantes

 
 

Eté du Lestamp 2012, Des hommes des femmes Inerties et métamorphoses anthropologiques

 
J Deniot M Petit-Choubrac J Réault L Danchin, 8 mars 2013 Galerie Atelier-Expo Nantes

Sociologie Nantes

Joëlle Deniot Professeur de sociologie à l'Université de Nantes - Habiter-Pips,  EA 4287 - Université de Picardie Jules Verne - Amiens Membre nommée du CNU Affiche de Joëlle Deniot copyright Lestamp-Edition 2009

Sciences sociales et humanités Joëlle Deniot et Jacky Réault : colloque l'Eté du Lestamp avec HABITER-PIPS Université de Picardie Jules Verne.
Université de Picardie Jules Verne- LESTAMP, Amiens H-P Itinétaires de recherche à l'initiative de Jacky Réault
Joëlle Deniot et Jacky Réault Etats d'arts Affiche de Joëlle Deniot copyright Lestamp--Edition 2008

Joëlle Deniot Jacky Réault 2006 Invention de l'Eté du Lestamp devenu Colloque du Lieu commun des sciences sociales

 

 
 
Prise de parole en public
Gestion des connaissances KM
Gestion des conflits
Bilan professionnel
Ingénierie de formation
Certification des formateurs
Préparation au concours
Orientation professionnelle
Formation au management public
Conduite de réunions participatives
Gestion du stress au travail
Management de projet
Réussir la prise de poste
Formation coaching de progression
Conduite du changement
Université de Nantes Sociologi eJ Deniot J Réault  CDrom The societies of the globalization Paris LCA 2007

Nantes sociologie

Pour un écosystème réel et virtuel des social scientists  et des sites ouverts à un lieu commun des sciences sociales et à la multiréférentialité

Revues en lignes,

-Pour un lieu commun des sciences sociales

 www.sociologie-cultures.com  

-Mycelium (Jean-Luc Giraud, Laurent Danchin=, Cliquer pour découvrir les nouveautés de septembre 2012

-Interrogations

http://www.revue-interrogations.org/actualite.php?ID=95li

Galerie Delta Paris 7 09 2012 J A Deniot M Petit-Choubrac,J Réault  L Danchin, J L Giraudtous édités au  Lelivredart

 

Les Etés du Lestamp, une effervescence résistante à la pétrification de la sociologie instituée clanique de la sociologie

 

Critiques sélectionnées

sur  

Edith Piaf la voix le geste l'icône

de Joëlle DENIOT

 

 

Eric de BELLEFROID (Edith Piaf...)

Laurent DANCHIN*(Edith Piaf..Youtube), Charles DREYFUS-PECHKOFF (Eros et liberté)

Pascal FUGIER (Eros et sociétés)

Claude JAVEAU (Edith Piaf..)

Jules LAUTER

Maxime LEROLLE (Bel ordinaire : j. Deniot "un personnalisme appliqué") Martyne PERROT(Bel ordinaire)

Jacky REAULT (Edith Piaf...)

Nathalie RONDEAU (Edith Piaf...)  Dominique TORRENTE (Bel ordinaire)

Pour Isabelle MARC (Edith Piaf... Revue Volume)

 lire aussi

Réception de l'Edith Piaf de J Deniot réponse au tardif CR d'Isabelle Marc dans la revue Volume, aussitôt qu'informée du dialogue privilégié instauré avec J Deniot par le livre de D. Looseley.)

*Sous forme d'interview à la Galerie Delta Paris décembre 2013, Youtube.

 

Avis de parution extérieurs au Lestamp

(libraires en ligne non compris)

 

BNF (Edith Piaf...) 

 

Site des Lyriades sur Eros et liberté (avec J Réault et A. Mouchtouris)

http://www.leslyriades.fr/spip.php?article689

Pour lire l'article : Cliquer

 

Site Université de Nantes Sociologie

 

http://www.sociologie.univ-nantes.fr

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A propos de "Le décor ouvrier Le bel ordinaire" de Joëlle DENIOT, L'Harmattan 1996 : Le personnalisme sans la personne

Par Maxime LEROLLE (via

 

https://organiste.blogspot.fr/2017/05/le-personnalisme-sans-la-personne.html )

  

Pour lire l'article sur ce site : Cliquer

 

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Claude Javeau

 

des impostures sociologiques,  Postface de Jean-Marie Brohm, Lormont, LE BORD DE L'EAU 2014

 

 Chap 7 La crise permanente de la sociologie 

 

A propos  de Joëlle-Andrée Deniot, Edith Piaf, la voix, le geste l'icône, Esquisse anthropologique, Préface de Jacky Réault. Paris Lelivred'art 2012. 

 
"Toute autre est la  (la démarche) de Joëlle-Andrée Deniot lorsqu'elle s'en prend, si j'ose dire, à Edith Piaf. Ici, c'est l'admiratrice-auditrice qui parle, dans une perspective d'anthropologie phénoménologique et non, ou à peine, historique. A travers le corps, le visage, les gestes, la voix de la chanteuse, est proposée la reconstitution d'un rapport singulier au monde, au départ d'une visée intersubjective. Et le préfacier de ce livre foisonnant (et parfois déroutant) de noter à juste titre, en guise de position intellectuelle: "Nul ne clora ce livre sans avoir éprouvé, ravi, étonné, furieux, là où doit régner la séparation positiviste, un noeud de liens, où se résout un autre "religere" de la connaissance. Liens entre l'actrice réelle iconisée, mythisée et ses peuples : entre l'auteur, ses "objets" analysés dans une compréhension qui les restitue comme sujets ; entre l'auteur et cet autre lieu traité sans effroi ni récupération, avec les peuples, le populaire et ses icônes ; entre l'écriture enfin, l'écrivain et le référent1.

Au delà, bien au-delà du compte-rendu d'une histoire de vie édifiante ou dénigrée, l'intention de l'auteur est de confier au "peuple", cet exclu des tableaux statistiques  et des camemberts, des clés pour se retrouver en tant qu'acteur multiple mais concret de son propre cheminement :"Mais dans un présent sociétal si réducteur de l'humain en choses sociales, choses dominées, choses massives, choses anatomiques ou mécaniques, dans un présent sociétal si obsédé de gouvernance oligarchique, ne faut-il pas tout de même laisser au peuple quelque miroir sublimant, quelque récit pour adulte, d'affrontement au destin"2 

Loin de moi l'idée que toute recherche digne de ce nom doit ambitionner de rendre la parole au "peuple". Mais au moins doit-elle reposer sur un dialogue assidu et réciproque entre observé et observant, narrateur et narrataire, dans le respect d'une intersubjectivité que, contrairement à ce qui pourrait être prétendu, ne nie pas l'intention scientifique." (Claude Javeau Professeur émérite à l'Université Libre de Bruxelles.)

 

1- Jacky Réault, Préface à Joëlle-Andrée Deniot, Edith Piaf, la voix, le geste l'icône, Esquisse anthropologique. Paris Lelivred'art 2012. p. 20

2- Joëlle-Andrée Deniot, Op.cit. p.57 

 

 

Cinquantenaire de la mort d'Edith Piaf - Joëlle-Andrée Deniot, une sociologie ouverte une anthropologie profonde, un livre, une plasticienne révélée Mireille Petit-Choubrac, une chanteuse et son accordéoniste (ailleurs dans ce site, livres, articles, évènements)  

Sociologie de la chanson et de la voix

 

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Le dernier passage de Joëlle Deniot à France Culture, a eu lieu lundi 22 juillet 21 heures dans l'émission La vie en Piaf de Maylis Besserie

 

Recevez la lettre d'information

Lelundi 22 juillet 21h à 22h

 

Avec Joëlle-Andrée Deniot, Départ de Padam pour parler d’Edith Piaf et de la chanson réaliste entre 1915 et 1940

22.07.2013 - 21:00

 
Née à Paris, le 19 décembre 1915. Edith Giovanna Gassion dites Piaf est une môme de la rue. La légende dit même qu’elle serait née sur les marches de l’immeuble, 72 rue de Belleville… Sa vie commence comme une chanson réaliste dans la misère, la violence, la guerre pour faire suite à un destin étonnant. Elle est la figure qui va boulverser la chanson réaliste, la mettre en scène pour en faire un spectacle scénique. Edith Piaf deviendra ainsi grâce à l’influence de Raymond Asso, « la » chanteuse française, puis une vedette internationale.

Thème(s) : Edith Piaf

 

Sommaire

                          des critiques du livre de J A Deniot, Edith Piaf, la voix le geste l'icône, esquisse anthropologique, illustré par Mireille Petit-Choubrac. Paris Lelivredart 2012, (articles superposés)

-Eric de Bellefroid, La libre Belgique, La rémanence hantée de la môme. 7 janvier 2013 http://www.lalibre.be/culture/livres/article/788746/la-remanence-hantee-de-la-mome.html

-Jacky Réault, Préface à J A Deniot, Edith Piaf La voix le geste l'icône 28 août 2012.article.preface.de.jacky.reault.a.edithpiaf.de.joelle-andree.deniot.paris.2012..htm

- Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale 7 mars 2013

- Tables ronde, à l'invitation de...

- Gilles Ferréol directeur du C3S de l'Université de Franche-Comté à Besançon, Librairie Les sandales d'Empédocle le 20 mars 2013

-Galerie Delta Paris (Mycelium, La Halle Saint Pierre Lestamp) le 9 septembre 2012 avec Laurent Danchin

-Galerie AtelierExpo Nantes 14 rue Joseph Caillé (Lestamp ... le  8 mars 2013 http://atelierexponantes.blogspot.fr/2013/01/mireille-petit-choubrac-exposition.html 

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La Libre Belgique

Brève

Eric de Bellefroid

eric.debellefroid.lalibrebelgique.edith.pias.de.jadeniot

La rémanence hantée de La Môme

Mis en ligne le 07/01/2013

 

Un magnifique ouvrage, d'une intelligence sensuelle, sur une petite géante

 

Il y aura cinquante ans le 10 octobre 2013. Cinquante ans que disparaissait La Môme Piaf, chanteuse de music-hall et de variétés, à Grasse à l’âge de 47 ans. C’est dire qu’après un biopic d’Olivier Dahan passé dès 2007 dans les salles avec Marion Cotillard dans le rôle d’Edith Giovanna Gassion, née à Paris le 19 décembre 1915, une giboulée de livres à sa gloire probablement s’abattra sur le marché de la librairie.

Dans cet esprit de commémoration d’une Piaf qui reste la voix de la France à travers le monde, la plus célèbre interprète française à l’étranger, restée vivante au fond des cabarets avec ses larmes transistorisées qui ne sont pas sans rappeler l’écho radiophonique du milieu d’un siècle où gémissaient aussi depuis Londres “Les sanglots longs des violons de l’automne”, un magnifique ouvrage dû à l’universitaire nantaise Joëlle-Andrée Deniot, sociologue de l’usine et du monde ouvrier, paraissait il y a quelques semaines sous la forme, pas toujours grand public, d’“une esquisse anthropologique” de la voix, du geste et de l’icône.

Mais Jacky Réault, agrégé d’histoire et sociologue également, soutenant dans sa préface celle qui rend compte ici de “ la fibre tragique universelle des voix des femmes de la chanson populaire du vingtième siècle ”, conclut à dessein que “ le nihilisme décivilisateur et les fractures culturelles abusivement adjugées irréductibles entre un “haut” et un “bas” ne sont pas fatales. Il faudrait vraiment arrêter de les présenter comme “la” science en opposant idéologiquement, dans la jubilation perverse d’un apartheid imposteur, Le Savant et Le Populaire”.

 

Une lointaine époque

 

C’est le son d’une autre époque certes, qui pour être bien loin de la nôtre à présent, ressuscite pourtant avec une étonnante fraîcheur. “ Il ne s’agit pas d’une simple biographie de la chanteuse, mais plutôt […] d’une anthropologie de la performance chantée dont il est question. ” Ainsi l’auteure s’est-elle attachée à saisir les langages scéniques de Piaf, en la confrontant à d’autres grandes interprètes de la chanson française telles que Berthe Sylva, Damia, Fréhel, Yvonne Georges, Marie Dubas ou Marianne Oswald; et, plus tard, Barbara, Juliette Gréco ou Catherine Ribeiro. Tout cela superbement illustré par Mireille Petit-Choubrac, qui révèle tout son plaisir à capter des moments sensibles avec des dessins calligraphiant l’indicible.

Très vite emportée par la vague, très tôt saisie par l’étreinte de la voix de Piaf, Joëlle-Andrée Deniot dit avoir voulu peindre et penser la singularité de cet emblème national de la chanson tragi-mythique, comme le fut Oum Kalsoum en Egypte ou Amalia Rodrigues au Portugal. Enfant de la balle, artiste de rue (comme sa mère, Annetta Maillard, ou Line Marsa de son nom de scène), elle commence au Gerny’s, sur les Champs-Elysées, après avoir accompagné son père dans son itinérance de contorsionniste de cirque, et avant de devenir la prodigieuse ambassadrice de la chanson française, jusqu’en Amérique où elle conférera son aura au cabaret new-yorkais. L’année 1935 consacre ses débuts de vedette, avec ses premiers enregistrements chez Polydor.

Vedette qui sur le tard, en 1961, finira par relancer l’Olympia de Bruno Coquatrix, sauvant de la faillite une scène légendaire au creux de la vague. C’est Piaf qui fait de l’Olympia une légende, et non l’inverse. C’est le temps de “Non, Je Ne Regrette Rien”, chanson composée par Charles Dumont et Michel Vaucaire. Pourtant elle souffre, depuis longtemps percluse de polyarthrite, et chante sous morphine. Mais le public la tient debout, et vivante.

 

Le corps voûté, malade

 

L’état morbide de l’interprète n’est pas neuf. Un piaf, d’ailleurs, est un petit moineau; un oiseau pour le chat. Ainsi, la sociologue écrit très joliment : “ Certains, tout à leur hargne, s’acharnèrent sur le pathos […], puis sur le mélo […]. D’autres insistèrent sur le dénigrement physique de cette môme chétive, mal née, aux yeux cernés, au cheveu pauvre; on la dit même – ô comble de la pensée bienveillante – fille d’une dévoyée d’origine kabyle. On retint avec complaisance la rapide dégradation du corps voûté, malade. Mieux valait s’attarder à dévisager la part de la déchéance, de la maladie, de la mort qu’à envisager ce souffle du désespoir et du rêve à fleur d’images.”

Edith Piaf, sur scène, crée “l’immensité intime”. Irradiant les plus grandes salles comme elle l’eût fait de lieux feutrés réservés à quelques initiés. Tout de noir vêtue, comme Ferré, Barbara, Gréco, Mouloudji, s’opposant à l’habit de lumière des chanteurs de music-hall et cultivant ainsi une esthétique du dépouillement.

Dans ses dernières années, elle cherchera littéralement à se perdre dans son chant : “ Elle dont la voix embrase L’Hymne à l’amour mais qui, trop pressée d’aimer, mènera Marcel Cerdan qu’elle attend si joyeusement vers sa mort.”

Savoir Plus

“Edith Piaf. La voix, le geste, l’icône. Esquisse anthropologique”, par Joëlle-Andrée Deniot. Dessins de Mireille Petit-Choubrac. Ed. Lelivredart, 396 pp., env. 32 €.

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« Édith Piaf : la voix, le geste, l'icône » - Nantes

jeudi 07 mars 2013
Edith Piaf interprètant « Le Gitan et la Fille » de Georges Moustaki.

 

« La voix, le geste, l'icône » : tel est le titre du livre que la sociologue Joëlle-Andrée Deniot, professeur à l'université de Nantes, vient de consacrer à la célèbre chanteuse française, en la confrontant à quelques autres moins connues : Damia, Montero, etc. Cet ouvrage n'est pas une énième biographie, mais une véritable étude de sociologue sur le style, le geste et la voix. Joëlle-Andrée Deniot y décrypte la grammaire scénique et la stylisation du personnage d'Edith Piaf. L'ouvrage est illustré par Mireille Petit-Choubrac.

Durant la semaine du 4 au 10 mars la « Galerie Atelier Expo », rue Joseph Caillé, présente une exposition de portraits originaux de l'illustratrice nazairienne : encres, gouaches, fusains, toujours dans ces tons noirs qu'affectionnait la chanteuse.

Vendredi 8 mars, à partir de 18h30, l'auteur signera son livre et le présentera en dialogue avec le préfacier Jacky Réault et le critique d'art Laurent Danchin. La voix de Violaine Guénec et l'accordéon de Bertrand Bugel animeront la suite de la soirée.

Jusqu'au dimanche 10 mars, tous les jours de 14 h à 18 h, en présence de l'auteur, galerie Atelier Expo, 14 rue Joseph-Caillé, 44000 Nantes (entre place Viarme et place Edouard-Normand). Tél. 09 50 28 07 66 ou 06 88 54 77 34. E-mail : atelierexponantes@gmail.com

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5.0 étoiles sur 5 Le livre le plus singulier ouvrant pour les fêtes le cinquantenaire de la mort d'Edith Piaf en 2013, 9 novembre 2012
Amazon par
 Jules LAUTER Critique des sciences sociales -
 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Edith Piaf la voix le geste l'icone (Broché)
Ce livre superbe est, je le crois sincèrement, le livre le plus singulier digne d'être offert pour les fêtes à tout public.
Une femme passionnée de la voix et du destin national de Piaf, et plus généralement des voix de femme dont elle a fondé l'étude à l'Université, Joëlle-Andrée Deniot une anthropologue savante mais parlant à tous avec des registres de langage variés s'est adressée à une artiste pour présenter le corpus de 101 images splendides sur lesquelles elle a méthodiquement travaillé, 41 fusains et gouaches originales de Mireille Petit-Choubrac, une révélation, subliment les gestes le visage et la scène de Piaf. Ce livre simple et savant est exceptionnellement un livre d'art (sauf le prix très accessible). Ce livre sur une passion française et même universelle commune (la vie et la voix de Piaf comme icône) contient maints passages qui peuvent être utilisés par des étudiants en sciences sociales (elle révolutionne la sociologie de l'art), mais tous peuvent y trouver plaisir et nourriture de l'esprit, ou simplement savourer la fascinante beauté de certaines images. Au delà de Piaf, sont évoquées comparativement Damia, Frehel, Juliette Greco, Catherine Ribeiro. Que des icônes de ces voix de femmes dont Joëlle Deniot a inauguré l'étude sociologique et anthropologique depuis le colloque La chanson réaliste qu'elle initia au sein du Lestamp Université de Nantes en 1997

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Jacky RéaultJacky Réault, Préface à Edith Piaf. Directeur du GIRI CNRS 1988-1992

Préface

(Prologue solennel d’action de grâces précédant le canon -Robert), pages 9 à 23

 

à

Joëlle-Andrée Deniot Edith Piaf, la voix le geste l’icône Esquisse anthropologique Lelivredart Paris 30 août 2012[1] 

 


 

 

           

 Penser n’est pas sortir de la caverne,

 ni remplacer l’incertitude des ombres

  par les contours tranchés des choses mêmes,

la lumière vacillante des flammes par la lumière du vrai soleil ;

c’est entrer dans le Labyrinthe,

plus exactement faire être et apparaître un labyrinthe.

 

Cornelius Castoriadis, cité par Pierre Vidal-Naquet

           

Oser s’exposer à ce livre si fort et si beau de Joëlle Andrée Deniot, à propos de ce qu’elle nomme « le phénomène inouï de Piaf », prélude à une anthropologie de la scène vivante, et qui vraiment ne ressemble à aucun autre, c’est la certitude, de l’homme savant ou de l’homme commun, ou mieux, dans l’esprit de son livre, de l’homme savant parmi les hommes communs, de ne point se retrouver indemne ni dans la science ni dans la vie autant que celle-ci soit peuplée par ses lectures.

 

Pour un lieu commun des sciences sociales et de leurs sociétés

 

 Puisse cette trace brûler un peu, des sciences sociales dont l’auteur et nous même espérons le retour pacifié en un lieu commun complémentariste dans le fil de Georges Devereux. Oserons nous dire, pour en avoir parcouru et enseigné plusieurs, que leur panne d’inventivité doit quelque chose au  tropisme de la plus abstraite et séparée du monde commun, la sociologie réellement devenue, pour avoir trop oublié la connivence tranquille qui devait lui être naturelle avec les hommes et les femmes de sa propre société, si peu que modestement elle se fit partageuse du bel ordinaire au lieu de se buter dans la rupture[2] du mépris de l’expérience des humains vivant et donc stylisant leur vie ? Ce livre traverse plusieurs de ces sciences et transgresse plus encore les murailles de Chine dont certaines s’entourent et où, beaucoup, en leur sein, se dessèchent. Il paie  pourtant du prix de l’austère engagement dans leur exigence méthodique  de preuve, un droit au plus extrême péril, l’authenticité.

 

Que recule d’entrée qui pourrait s’effrayer de l’initiale et finale présence de l’auteur dans le propos, de l’exploration par retour aux sources inépuisables des savoirs, toutes frontières franchies, des images, des chants, in fine des grandes œuvres transmises, - là où toutes les disciplines sont restées muettes- à la rescousse de ce qui par définition, de l’acte vivant résiste à l’objectivisme chosifiant : Par delà la personne d’Edith Piaf, iconisée, mythe vif au sein du troisième millénaire, sont visés rien moins que la voix, le visage, les gestes et leurs montages scénographiés en un art unique qui est un art commun[3]. N’est-ce pas le propos le plus interdit de l’actuelle conjonction, - peut-on dire oligarchique ?-, d’une certaine sociologie de l’art avec ce qui, de l’art contemporain, se présente sous les seuls labels de l’État, de l’argent et finalement de la séparation.

 

 Le lecteur qui aura suivi Joëlle-Andrée Deniot s’aventure, avec elle, en terra incognita. Au terme de l’initiation, ce ne sera pas le moment, dirait le professeur Tournesol d’Hergé au retour de la lune, de boire de la limonade. Qu’il se prépare, et ceci vaut pour Invitation aux boissons fortes du vertigineux voyage savant et compréhensif de la dite Esquisse anthropologique. La récompense, ce sera un auteur, une raison passionnée, passée par une méthode, une œuvre aboutie foisonnante, réfutable, le bonheur de  retrouver à l’issue de l’ascèse sociologique, son en soi, son pour soi, et, comme en jubile le second Bachelard, un chez soi plus instruit dans sa propre société. Preuve que peut s’inverser le dogme  stérile de la rupture drapée dans l'épistémologie.

 

Préfaces : du multiple à l’un ; une anthropologie

 

Préfacer c’est dire d’avance, c’est se mettre devant. Pour qui est, depuis si longtemps, à côté et, espère-t-il parfois aux côtés de Joëlle Deniot, dire seulement de cette trinité de la voix, du geste, de l’icône qui livre presque tout dès le titre, sauf à masquer peut-être le visage sous l’icône, que nous lisons un nouveau monde. Préface-t-on  une symphonie ? De cette fonction honorable confiée à un tiers médiateur, si besoin démineur, (l’historien complémentaire ?) Borges eut l’ironie libératrice de faire  un livre à pétrifier quiconque accepte cette convention entre l’intrusif et l’abusif. S’il faut se résoudre à « dire d’avance », commençons par deux transversalités, non ciblées par l’auteur.

 

Cette sémiologue rare tente de tout inscrire dans l’histoire, exacte datée, jusqu’à celle de l’amour et des pleurs. Celle qui pourrait frôler la perdition dans le ravissement de ces voix, nous parle toujours de la (sa) société. Autant pour les censeurs invoquant la culture pour reléguer  aux marges disciplinaires ! Ceci dit, sur ce livre d’invention de références et d’inédits transgressifs si référencés, on ne peut ni doit, impose a priori le point de vue disciplinaire d’un surplomb exclusif. Le réel  commande ici la connaissance, non l’a priori de factices constructions. In fine viendra le jeu des affiliations Anthropologiques, résume-t-elle. Nous aussi.

 

Pré - face Une focalisation méthodique sur les voir de la voix

 

Pour avancer de côté le propos sans qualité qui condenserait tout, genèse et fins, pourquoi pas cette énigme d’apparence lacano-futile ? Des explorations éclatées sur les voix (de femmes), dont l’opacité résiste tant à la pensée claire, l’auteur ne parvient à l’unité intelligible qu’en passant par, plus rebelle encore, l’incarnation faciale de la personne, prélude à la sidérante intelligibilité de l’incarnation globale de tous les langages-corps du chant scénographié. Le visage, approché par l’icône, passant ici par l’empirique sociologie off de l’image-photo s’avère l’épistémologique et pratique acmé de ce livre. Mais c’est avec le geste qui relie tout que se découvrent ces improbables médiateurs d’un discours possible sur la voix. De quoi troubler qui oublierait l’enjeu de civilisation de l’image comme partage des grands liens (religions) actuels engendrés par notre Mère Méditerranée depuis la scansion hellénistique et chrétienne des portraits du Fayoum. Moralement iconoclaste, J.-A. Deniot excelle dans l’heuristique iconodoule. Le préfacier se plait à  retrouver, dans le prologue solennel d’action de grâces précédant le canon (Robert), un peu de théologie quand ce livre a osé l’interroger pour dire la face. Qui subsistera devant ta face ?

 

 Ligne de vie. l’authenticité

 entre ethnographie populaire

 et droit d’(être) auteur en sciences sociales.

 

 L’homme qui dit d’avance ici, de par la double articulation de son langage, l’ascendance d'âge et l’antécédence universitaire, invita, cette très jeune femme, alors Joëlle Deniot, étudiante en philosophie croyant trouver dans la sociologie d’après 1968, la clé du monde réel, à s'introduire, si seule, dans une usine d’hommes, des métallurgistes. Elle en offrit la seule œuvre d’ethnosociologie savante et compréhensive qui, n’ayant pas pris la culture et le travail ouvriers en surplomb mais en pacte d’égaux interactifs et fraternels, survive à la rude idéologisation d’époque. L’ayant côtoyée dans tant de coopérations, d’entreprises intellectuelles ou polémiques (l’Université a les deux faces de l’Eris[4] d’Hésiode) j’ai été témoin, actif en ses débuts et un peu sidéré de la gestation de trois œuvres, abouties dont ce livre et deux thèses, d’une multitude d’articles, de grands livres, faits ou initiés, de cette universitaire si modèle sinon modale par tant de créativité, mais d’une rare liberté d’esprit payée très cher. Elle a dirigé trente thèse et, avant de cofonder en 2007, invitée par les instances universitaires, l’EA 4287 de l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens, Habiter Pips, elle a fondé à Nantes et dirigé deux laboratoires dont un durable parce que libre associatif alternatif. Elle en invente le sigle unique sémiologisant : Laboratoire d’Etudes Sociologique des Transformations et Acculturations des Milieux Populaires, Lestamp. Ce sont les identifiants les plus fidèles du temps long d’une œuvre collective et d’abord de la sienne. Incluant d’entrée l’esthétique ordinaire, ils sont la trame de  toute l’œuvre jusqu’à cette Scène de Piaf[5], dont on nous pardonnera de risquer l’exégèse. 

 

Elle nous semble tisser :

- des ensembles flous de la complexité populaire hétérogène, entre langue commune et scientifique, des milieux localisés plutôt que des catégories rigidifiées de discipline, d’école et d’Etat.!

- l’éther unifiant des pratiques, les cultures dans leurs métamorphoses interactives, non sacrifié à l’économisme !

 - le primat -vitaliste ?- d’une pensée de mouvement plutôt que du fixisme des seuls concepts.

- et par-dessus tout çà, la question à jamais problématique, mouvante mais irréductible, du populaire, la clé, s’il a d’une possible démocratie.

 

La voix, le geste, l’icône de J.-A. Deniot, quoique libérée du conventionnel art de la thèse, sait coudre sur cette toile, tous les modes de sciences sociales[6] qu’elle a su mobiliser pour devenir la sociologue-ethnologue des mondes populaires dans tous leurs états. Sa Coopération ouvrière à l’usine des Batignolles au bord vif et tragique des Trente glorieuses où la « classe ouvrière » entre dans le silence (1984), adjugeait sa connivence savante, toujours requise, avec l’univers langagier des plus viriles sociabilités, condition d’une ethnographie du travail comme de la scène des chansons. Qui d’autre a abordé le  travail – ce mo trop simple, tabou des sociologues de la culture sauf à  le réduire à l’intermittence-, de l’artiste ? Dix ans plus tard, plus n’est question des classes du Lersco[7] dans son Décor en milieu ouvrier, seule sociologie de la vie privée ouvrière non condescendante et qui anticipe sa sociologie esthétique des cultures populaire vers une neuve sociologie de l’art dont Edith Piaf,[8] partant d’une figure exemplaire de la chanson, achève la genèse en manifeste.

De l’étreinte de la voix de Piaf à Dire la voix,

Ayant donc donné tous les gages possibles aux disciplines qu'elle enseigne, jusqu’à offrir huit ans d’engagement au Conseil National des Universités Sociologie, n’ayant plus rien à prouver, elle pouvait rêver d’une nouvelle liberté. Ce passage à l’acte concerne le geste vocal chanté perçu par la voix enregistrée et tout un univers d’images. Mais la hiérarchie des savoirs libérés de l’affiliation moniste des carrières n’a plus que le réel pour guide. Si  la sociologie a moins à offrir[9] que viennent l’anthropologie (Georges Devereux, Pierre Legendre), l’iconologie, les psychanalystes de l’art (M. Poizat) voire la sémiologie même. Amen ! Cette Esquisse anthropologique est un très aussi un livre de sémiologie généralisée. Mais ces canoniques – cette originalité requise l’expose surtout au soupçon des gardiens - sont entourées de l’assemblée brillante qu’exige l’analyse méthodique d’une icône vivante, d’un art et d’une artiste sacralisés ; la philosophie, l’histoire de l’art, les arts plastiques et photographiques, la littérature, la poésie jusqu’aux textes de Jacques Bertin, rare critique culturel d’investigation du Langisme et sublime chanteur.

 

Que tisse J.-A. Deniot de radicalement neuf - le schème textile est chez elle bien plus que métaphorique, une structure de pensée- sur cette trame où la communication universitaire a depuis quatorze ans surtout retenu le fil chanson, autonomisé encore en recherche lors de l’acte fondateur de 1997[10] ? Les motifs de son Esquisse anthropologiques sont désormais singulièrement affirmés, comme le plain-chant d’une complétude jubilatoire (ses nocturnes femmes), l’anthropologie de ces voix de femmes qui ont capté, [Damia, Fréhel, Yvonne Georges], et captent encore, [Piaf, Barbara, Ribeiro, Gréco] des peuples, par l’expérience commune d’une beauté partagée entre l’émotion, le sensible, le sens. Ce qui était latent dans  Le décor devient l’explicite de ce livre : une socio-anthropologie esthétique appliquée. Elle est désormais apte à intégrer dans toute son ampleur, cette immense réalité irréductible aux formalismes et décodages de ses sociologues « de l’art », refoulée par l’État culturel[11], la chanson française, véritable mobilisation populaire[12]. Premier choix des goûts musicaux de tous en ce pays[13].

 

 Ce qui dans ce livre s’avance après trois ans d’écriture et deux ans de rétention par l’éditeur d’une institution sans parole, se résume dans un de ses titres de 2000, l’ambition de dire la voix.  Elle vient de loin, jaillie dès la première phrase pour se clore dans l’épilogue d’enfance de Marianne Oswald. Comme beaucoup d’amoureux des chansons… je fus dans ma vie, très vite emportée par la vague, saisie par l’étreinte de la voix de Piaf. L’audace de ce marquage est d’une véritable ethnographe, non d’une provocatrice, sauf à l’aune de l’académisme. Pourtant, plus qu’un trope, c’est une question théorique qu’on y voit posée : comment et d’où écrire savamment de l’indicible ? Et qui plus est, s’il s’agit de ces voix si incarnées et si multi-signifiantes qu’elle dit féminines –autre grande audace (ou limite peut-être ?) du livre ?- voix qui étreignent, fascinent, bouleversent des publics aussi vastes que des peuples, ces illégitimes par excellence de la mondialisation, sinon de la recherche, ici nommés sans fard.

 

 Parmi ces grandes voix populaires du Vingtième siècle, la voix d’Édith Gassion, dite La Môme, dite Édith Piaf - si travaillée, si authentique, se présente comme un achèvement quasi miraculeux jusqu’à cette icônisation, support d’un mythe contemporain joliment vif dans et bien au-delà d’une nation, La France. L’immense paradoxe résolu par ce livre est d’avoir dû créer de toutes pièces, et avec tout l'appareil –quoique sans l’apparat quantophrénique-, une science sociale expérimentale du visage à partir des multiples images du visage de Piaf. La face à l’image de dieu des théologiens et des artistes est ici assortie de ses gestes et dans son interface avec sa société-peuple, la scène, ou l’autel de la sacralisation.

 

Une technologie qui ne tue ni ne désymbolise mais ressuscite.

 

Le livre déjà si dense d’invention idéelle repose sur un corpus exhaustif obstinément collecté pour lequel elle dut inventer la technique d’appropriation. Cette filmographie, discrétisées par elle en 239 images dont cent indexées aux paroles chantées,  -immense ouvrage de cette ouvrière de la connaissance-  permet la production d’une morphologie, d’une syntaxe, d’une grammaire et son application thématisée vers le dire discursif résultant de l’image et du texte montrés en dispositifs expérimentaux, séquentiels, comparatifs, typicisés. Ce mouvement invente sa méthode, un mode de penser et le plus beau bouquet de vérités compréhensives jamais offert aux nocturnes chanteuses et à nous. Esquisse, dit-elle ! Préférons livre des fondations, irréductible à tout genre pour dire la voix savamment structurée comme plusieurs langages  et doublement : les langages silencieux du visage des gestes des postures du corps, sans oublier -spécificité française- le discours signifiant des chansons ; mais aussi les langages innombrables de toutes les ressources interprétatives sollicitées, plastique et philosophique compris. Nous sommes encore dans l’après Babel id est dans la Culture, images et textes, loin des fantasmes mondialisateurs d’une novlang universelle transparente de la dédifférenciation.

 

Trois fils pour une Ariane

 

Au lecteur universel donc divers je propose trois niveaux de lecture : l’interférence historique de la réception d’un film, la transversale latence d’une unité problématique tissant plusieurs propos structurels, son architecture lumineuse enfin.

 

Quel fil initial de réflexivité indexé au temps vif ?

 

La première lecture révèle l’Ariane d’une contemporanéité rarement affrontée, ce précieux fil rouge qui part d’une situation partagée et amorcée par le film d’Olivier Dahan, La Môme, visiblement coulé dans son sillage pour un lecteur hésitant sur le seuil. Presque étonné d’une sensibilité toujours en éveil pour les data si datés des temps en train de passer, le lecteur historien a trouvé un premier salut en ce fil déroulé de l’histoire immédiate scandée de la réception. J.-A. Deniot lui indexe, inachevable, l’autre récitatif d’une inlassable réflexivité à la première personne.

 

Quelles tensions de plusieurs voix ?

 

Reflet évident de l’unité d’une personnalité et d’une pensée stratifiée, La scène de Piaf de J.-A. Deniot se résume dans une triangulation singulière de propos et de style entre,

-        la tension d’authenticité de la  présence de l’ethnographe dans le récit, où le langage est celui de tous, affirmé dès la première page et trouvant son assomption dans de la genèse biographique finale, « il était une fois »

-        l’ascèse radicale mais toujours accompagnée d’un discours qui fait sens et relie, de l’analyse des 100 images restantes, parmi les centaines découpées dans les films ayant servi au filage de l’analytique des langages scéniques, au tissage d’une grammaire plus générale et au tissu des grandes montages.

-        L’acmé lentement conquise des grands enfantements, - de l’intelligence sensible et de l’intelligence théorique -, offrant à l’esprit l’aporie surmontée de l’intelligibilité abstraite affrontant, entre la scène et l’icône,  le mystère de l’incarnation.

 

 Quelle composition manifeste ?

 

L’ordre d’exposition, réduit à l’épure de la table introductive n’a pas besoin de redondance, jouons plutôt du registre du contrepoint. Délicatesse à l’égard du lecteur rebuté par la scholastique besogneuse de la « construction a priori de l’objet », l’auteur a reporté au chapitre VIII, sa théorisation plus abstraite dans la voix, l’écoute, l’écrit. Cette haute couture des concepts bien cousus, donnera, à qui ne sait résister à l’esthétique de l’intelligence pure, des plaisirs rares et conquis avant la chute finale légère et émouvante de l’anamnèse biographique. Voilà pour la fin ou presque.

 

Revenir à l’ordre si réfléchi de l’exposition, ce sera d’abord pour mettre en garde sur la neutralité avancée à la manière d’un prologue, de Délier Relier. Outre la première expérience  de la personnalisation de l’écriture, coprésence réfléchie de l’auteur dans l’objet étudié, irréductible dit-elle, à propos de l’épreuve de visage à visage, à toute chosification, toutes les mises au point, réglages du chapitre I, sont de courts mais véritables essais d’analyse culturelle. Le décryptage cavalier du small world des critiques, les questions condensées du public-peuple du film regardé « d’en haut », du réalisme, des cultures populaires ne sont pas moins précieux que le déblai des fausses pistes : le pseudo genre marketing et convention, de la chanson réaliste, collecteur au mieux  d’inventaire, au pire de bric-à-brac.

 

Aussitôt sans lourd méthodologisme, (cet asile de l'ignorance), proclamé vient la première expérimentation-synthèse du chapitre II, l’icône, issue de l’impossible résolu de la connaissance du visage conjugué à celle de la voix, et où l’objet est, - c’est nous qui le lisons ainsi -, le cadre sociétal d’une icônisation. Les deux chapitres suivants voient l’usage magistral de l’invention méthodologique étayée par le corpus  de photos et d’images, d’où s’expose, dans l’acte même de la découverte, la grammaire des langages scéniques dans une anthropologie, à la fois singularisée par Piaf et sociétale, de la scène. Dans l’ultime aboutissement du chapitre VI, Nocturnes de femmes on se meut dans la complétude rare sur l’unité de style des grandes voix de femmes, un thème périlleux au regard d’un sociologisme de pierre désormais hystérisé par le déni des sexes d’une théorie du genre réduite à une toute puissante « préférence sexuelle ». Au-delà enfin du chapitre VII, dense dialectique sur le cheminement total du livre, théorico-expérimental sus-évoqué, vient l’épisode biographique où s’ancrent les racines de cet arbre de la connaissance élevé si dru  pour nous dans l’intelligibilité du mythe originel : la même scène irrigue dans les grandes œuvres, et celle-là plus que toute autre, un Eros de la connaissance, prélude d’une connaissance de l’amour dont J. Deniot, fit en 2001 à Nantes, le thème de son grand Colloque biographique.

 

l’icônisation : Actualité contemporaine du mythe et de la sacralité

 

Le schème du tissu si heuristique et revendiqué avec Patrice Hugues[14] mène naturellement à celui l’ordre d’une sacralité. Contre la sécularisation illusoire, voire l’achevable désenchantement, JA Deniot a du coudre tant de tissus hétéroclites, idéalité séparée, images, témoignages, essais, traités, photos, tout ce qu’appelait la mobilisation de l’esprit et du cœur d’une exploratrice du réel, incluant l’imaginaire. Loin d’un anecdotique patchwork, elle  livre l’architecture textile d’un cirque vaste comme l’histoire d’une nation. La résolution est passée par les architectoniques synthèses, ses tissés de l’icônisation dans l’entre-deux de l’espace sacrificiel et chamanique de la scène, l’autre construction souveraine, sanctuaire de l’icône, et surtout métonymie de l’espace sociétal tout entier. Pour rendre intelligible l’épiphanie d’un mythe fulgurant dans la France acculturée apparemment de ses chansons par son propre Etat, l’auteur oscille entre cette sémiologie de tous les langages et des discours interactifs que condensent l’icône et la scène et une anthropologie historique de la société France 2008. C’est dans et par cet entre-deux scénique et sociétal, entre macrocosme et microcosme en interaction, que nous lisons ce processus total, donc sacré, d’icônisation.

 

 Mireille Petit-Choubrac[15]

 

 Mais pas d’icône sans figuration, pas d'icône incarnée sans figuration iconique peinte, pas d'icône civilisationnellement achevée sans icône d'éternisation pour un peuple, les si belles saisies d’images de trop frustres archives, n’auraient pu suffire à l’achèvement de la liturgie. Il y fallait une artiste qui sache intégrer, de moments magiques et fugaces, la ferveur et l’authenticité d’un visage, l’impudeur des mains dans l’autorité d’un trait. La somptueuse contribution de Mireille Petit-Choubrac, l’autre invention de ce livre, fera date dans la mémoire plastique, mais prenons garde que le vieil intellectualisme iconoclaste désormais rabougri par le scientisme, ne jette une chape de plomb sur l’audace scientifique qu’il y a eu ici à faire de l’artiste une exigence de la restitution anthropologique.

 

Entre les langages de la scène et un peuple 

 

Sur la scène, l’auteur a trouvé avec toute l’anthropologie, les formes déjà construites pour l’hystérisation chamanique, la victimisation sacrificielle[16], montages civilisationnels dont les scènes réelles condensent ce que toute la société mobilise pour s’humaniser.[17] Son originalité est de l’envisager comme matrice des gestations interac-tives des langages scéniques, et contexte-dispositif réel de ses expérimentations imaginales, d’où surgissent ses catégories sémio-posturales, de lecture du visage (iconostase, sacralité, reflets, miroirs, masque, mains) et du corps global ou gestualisé. C’est là, même si la starisation traque l’artiste dans la vie, qu’il faut en revenir à  l’icône qui s’y engendre. Ce concept synthétique est donc inséparable de celui de scène, scène de Piaf et scène générique. Mais ces cadres structuraux ne nous disent pas pourquoi Edith Piaf, la chanteuse populaire, française, et universelle, apparemment morte il y a quarante cinq ans, resurgit, à contre temps de toutes les évidences, partout et en détail jusque sur les non-scènes géantes et désymbo- lisées des télévisions du show-business et dans le vacarme globish des zéniths.

 

Le pacte anthropologique retrouvé

Une autre épistémè des sciences sociales

 

Nul ne clora ce livre lu sans avoir dû éprouver, ravi, étonné, furieux, là où doit régner la séparation positiviste, un nœud de liens, où se résout un autre religere de la connaissance. Liens entre l’actrice réelle iconisée, mythisé et ses peuples ; entre l’auteur, ses « objets » analysés dans une compréhension qui les restitue comme sujets ; entre l’auteur et cet autre lien global appréhendé sans effroi ni récupération, le peuple, le populaire et ses icônes ; entre l’écriture enfin, l’écrivant et le référent.[18].Religere, toujours à l’encontre de l’idéologie obsessionnelle de la sécularisation (alias désymbolisation et désinstitution- nalisation dans les termes de Dany-Robert Dufour)[19], alias le fétiche sociolo-gique de l’objectivation, voire l’éther moniste et mortifère du champ.

 

 Montrer des rapports insus entre les phénomènes n’était-ce pas le programme scientifique même, à ceci près qu’il est plus prudent concernant les hommes d’invoquer, dans l’ordre de leur asservissement déterministe, plus des liens historiques et sécables que des lois abusivement éternisées. N’est-ce pas d’une nouvelle façon, à partir d’une autre tradition de langage et plus large encore que ce pacte à la fois biographique et scientifique à la fois, de J.-A. Deniot avec la chanson, retrouver cette charte, comme la dette qui lie l’ethnologue et qui seule lui fait mériter l’identité d’anthropologue, celle d’une fraternité avec les peuples chez qui il fait intrusion en les considérant et en les respectant en sujets.

 

 Mais ne faut-il pas, au seuil où nous sommes parvenus, faire le saut au large du propos ciblé. Cet ouvrage illustre et balise, pour qui veut l’entendre, une autre approche des sciences sociales et humaines recousues dans toutes les expériences gnoséologiques disponibles sur une totalité de parcours, investigation, exposition, écriture, - et avec la singularité de son style - une autre présence possible. En fraternité – sans contact pourtant- avec la multiréfentialité chère à Castoriadis s’avancent autant de pensées disponibles que l’objet-sujet en requiert et J-A Deniot en ce registre innove au sein même du labyrinthe ! En tissant maints exposés dans l’anthropologie du tissu de l’historien devenu plasticien Patrice Hugues.[20] En puisant loin des frontières, aux trésors anthropologiques latents d’un autre auteur vivant, ce mineur de fond de nos langues, Pascal Quignard de la fascination (Le sexe et l’effroi). N’est-ce pas un concept de la présence et de l’aura de la scène des grandes chanteuses réalistes ? Pourquoi se priver sous contrôle de gardiens de « la science » du premier et rationaliste Gaston Bachelard, de l’apport subtil de sa seconde matière postuniversitaire, libérant une autre œuvre sensible, intuitive indexée à la poésie du quotidien. intuitive indexée à la poésie du quotidien ? Et fallait-il repousser, comme « essayiste » ce phare a-disciplinaire des écrits sur l’art, Yves Bonnefoy ?  Brisons là ! Ce qui nous a été donné à lire est un passage à l’acte neuf d’une autre épistémè des sciences sociales qu’ont, à leur façon, profilé d’autres audacieux du siècle, Devereux, Castoriadis, Quignard, mais qui, avec la scène de Piaf, la voix, le geste l’icône, trouve au plus opaque du labyrinthe, comme en abîme, osons le dire, une (les) voix de femmes

 

La chaîne d’élaborations qui aboutit aux sommets inventifs de l’icône et de l’icônisation, d’une scénologie des langages de l’artiste a dû passer par l’alliance, si nouvelle par sa base empirique, d’images et de toute la sémiologie, avec une anthropologie de la sacralité et de la mythicité contemporaines, certes plus ou moins à disposition dans le savoir existant mais si réélaborées.

Ce qui en revanche, manifeste une invention plus radicale - certes non séparable de ces chaînes complémentaristes reliées par une sociologue hors norme - est le contre-projet abouti et, dans le contexte disciplinaire actuel, révolutionnaire d’une autre sociologie de l’art.

 

Son originalité, relative évidemment pour le lecteur cultivé qui n’a oublié ni Hegel ni Diderot, est de réintégrer en son sein les savoirs d’une sociologie esthétique, en dialogue suggéré avec l’Esthétique sociologique de Georg Simmel, conjuguant le rapport sensible affectif et signifiant au beau, et intégrant sous ce concept, cette authenticité dont on sent la quête dans la partie vive d’un l’esprit du temps lassé par les déconstructeurs. Cette sociologie esthétique, certes étayée par toute la culture disponible entre philosophie, histoire de l’art, et les réprouvés arts et traditions populaires, s’induit phénoménologiquement dans ce saisi des voix de femmes étudiées et d’abord de Piaf : un art qui puise sa spécificité tragique, d’être tissé dans la vie même de l’artiste.

 

Nous partageons avec elle, comme sociologue face à la crise de l’ainsi instituée sociologie de l’art, et comme homo sapiens aux prises avec une société comme fascinée par une poignée de promoteurs d’une esthétique nihiliste, l’idée de l’urgence d’une refondation. La première ne prétend-elle pas monopoliser le propos scientifique dans un cercle clos se disant contemporain, celui des arts et artistes d’Etat et d’argent. Ensemble ils proclament une souverai- neté oligarchique libérée de l’ascendance de l’histoire de l’art comme de toute dette de beauté à l’égard de la société qui, moins qu’aucune autre, ne saurait respirer sans sa « fenêtre sur chaos. »[21]

 

L’autre sociologie de l’art avancée par ce livre vient de loin dans l’œuvre et la vie de Joëlle-Andrée Deniot, s’affinant toujours plus depuis sa thèse d’Etat, passant par cette sociologie esthétique éprouvée aux fondamentaux de l’esthétique populaire. Il prouve qu’une alternative existe dans le réel comme dans sa connaissance, à la supposée mort de l’art, jusque dans cette audace, unique sans doute dans les sciences sociales, de solliciter le talent d’une illustratrice. Exaltée par l’offre si singulière qui lui était avancée, elle nous offre une œuvre plastique d’une perfection d’un autre âge et pourtant cheville ouvrière d’une « administration de la preuve ».

 

La scène de Piaf de Joëlle Andrée Deniot, ou mieux Edith Piaf et Joëlle-Andrée Deniot, la sociologue de l’usine, de l’esthétique de la maisonnée populaire, de la fibre tragique universelle des voix des femmes de la chanson populaire du vingtième siècle, et l’artiste si française et si universelle nous parlent ensemble : le nihilisme décivilisateur et les fractures culturelles abusivement adjugées irréductibles entre un « haut » et un « bas » ne sont pas fatales. Il faudrait vraiment arrêter de les présenter comme « la » science en opposant idéologiquement, dans la jubilation perverse d’un apartheid imposteur, le savant et le populaire.

 

                                    Jacky Réault, Lestamp

15 janvier 2009-16 mars 2011

 

Agrégé d’histoire, sociologue, directeur du GIRI CNRS 1988-1991 Responsable de l’axe sociologie de l’EA 4287 de l’Université de Picardie Jules Verne, Habiter-Pips. (2008-2011)

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Notes de Préface

                    [1] Paris Lelivredart. 2012Mireille Petit-Choubrac Piaf pour Joëlle-Andrée Deniot

 [2] La rupture avec le sens commun est la clé de voute du sociologisme dogmatisé par l’école bourdivine

[3] Sur le commun, tierce, et positive configuration du populaire, transversal et/ou à côté du peuple nation et du peuple social, consulter www.sociologie-cultures.com

[4] Déesse, aux troublantes homologies  avec Eros, soit de la discorde assassine soit de l’émulation.

 [5] La scène de Piaf était le premier sous titre unifiant de son tapuscrit, centré sur la voix et le corps, mais  n’ayant pu en intégrer le dispositif matériel de la scène elle a préféré Esquisse anthropologique.

[6] Le premier auteur cité est Yves Bonnefoy. La note pénultième, honore l’Edgar Morin d’Amour poésie sagesse, Paris, Editions du Seuil 1997.

[7] Laboratoire dit d’Etudes Sociologiques de la Classe Ouvrière auquel elle participa dès sa titularisation

[8] La coopération ouvrière à l’usine des Batignolles. Paris Anthropos 1983. Ethnologie du décor en milieu ouvrier Le Bel ordinaire, Paris, l’Harmattan. 1995. Avec Alain Pessin, Les peuples de l’art. L’Harmattan 2006.

                  [9] Notons E. Morin sur les stars, C. Javeau sur les divas d’opéra, A Mouchtouris, la chanson grecque.   

[10] Son Colloque de 1997 La chanson réaliste, Lestamp Université de Nantes peut, après bilan critique de ce marqueur mondain, fonder sa sociologie de la chanson.

[11] Jacques Bertin. Conférence, Lestamp-Association, Université de Nantes, Master Epic. Octobre 2006. Site www.sociologie-cultures.com

[12] Jacky Réault au colloque fondateur de la branche francophone de l’International Association for Studies of Popular Musics-, Louvain La Neuve, 2007.

[13] David L. Looseley, Popular music in contemporary France. Berg, Oxford New-York et TNS-Sofres-Sacem, Les goûts musicaux 2007.

[14] Tissu et travail de civilisation. 1996. Editions Medianes, Rouen. Avec Régis Debray, Dictionnaire culturel du tissu, Babylone et Fayard 2005

[15] Ce titre et la fin du paragraphe ont été ici rajoutés au texte édité par Lelivredart.

[16]  Elaborée dans l’œuvre de René Girard.

[17] Pierre Legendre, De la société comme texte. Fayard 2001.

[18] Malgré des tendances néo « Anthropologiques » contraires, perdure dans le fil de Jean Malaurie, jusqu’au récent et beau village métamorphosé, de P. Dibie, le droit à une écriture au plus près de l’auteur et du sujet et le pacte anthropologique. La collection Terres Humaines hésita à éditer ce Piaf.

                    [19] L’art de réduire les têtes. Fayard 2004.

[20] op.cit.

[21]  Cornelius Castoriadis, Fenêtre sur le chaos, Paris Editions du Seuil. 2007.

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- Tables ronde, à l'invitation de...

- Gilles Ferréol directeur du C3S de l'Université de Franche-Comté à Besançon, Librairie Les sandales d'Empédocle le 20 mars 2013

 
 

Gilles Ferréol sollicite Joëlle DENIOT Besancon Les sandales d'Empédocle le 20 mars 2013

 

Laurent DANCHIN

 

 

 

Galerie Delta Paris 7 09 2012 J A Deniot M Petit-Choubrac,J Réault  L Danchin, J L Giraudtous édités au  Lelivredart

 

 

pour accéder au film sur Youtube

 

Où Laurent Danchin anime le débat critique autour du livre de Joëlle DENIOT, à Paris, Galerie Le Delta

le 9 septembre 2012

 

 

 

 

 

 

Cliquez sur l'image du debat initié et anime

par

Laurent Danchin

 

spécialiste et critique de l'Art populaire...

 

 

Joëlle Deniot. Edith PIAF. La voix, le geste, l'icône Esquisse anthropologique

 sur un montage filmique de  ambrosiette (Jean Luc Giraud

 

sur une prise de vue de Léonard Delmaire

 

Evenements

Nantes

Semaine du 4 au 10 mars 2013

 

a la Galerie Atelier-Expo

14 rue Joseph Caillé

http://atelierexponantes.blogspot.fr/2013/01/mireille-petit-choubrac-exposition.html  ,

 se déroulera l'exposition des dessins, encres, gouaches, fusains, de Mireille Petit-Choubrac qui a illustré le livre Edith Piaf, la voix le geste l'icône.. Paris, Le livredart (cliquer).

 

Le vendredi 8 mars

lors du vernissage (18 h 30), Laurent Danchin, critique d'art, animera  à partir de 19 h 15 15 une table ronde qui permettra à l'artiste, à  l'auteur, Joëlle Deniot, et à son préfacier, Jacky Réault, d'expliciter le sens et les enjeux artistiques, sociologiques et anthropologiques d'un tel ouvrage.

 

Que signifie l'insertion pérennisée dans une culture populaire et commune française  comme universelle, de la voix iconisée et des chanson d'Edith Piaf ?  

 

 Quel est le statut intellectuel d'un tel ouvrage très singulier entre sciences sociales revisitées et culture commune ?

Un débat sera ouvert avec la salle à l'issue duquel la chanteuse Violaine Guénec et l'accordéoniste Bertrand Bugel interpréteront des chansons d'Edith Piaf.

 

 

______________

CLIQUER Charles DREYFUS-PECHKOFF

à propos de J Réault et J Deniot

 

 

 

(Préface à Eros e Liberté, Trois essais de Sociologie et d'Histoire, Paris, Le Manuscrit 2014)

 

 

Erographie Démocratie Démographie, La toujours vivante Grèce d'Eros de la passion historique, créatrice et libératrice de Jacky Réault (sous-titre de la rédaction du site)

Eros à l'oeuvre de Joëlle-Andrée Deniot

Passion créatrice et instinct de vie au risque de l'art (sous-titre de la rédaction)

4)

__________________

 

Eros et société, Vouloir vivre vouloir jouir vouloir mourir vouloir tuer, Dir J Deniot J Réault avec L Delmaire, Nantes Lestamp Edition - Université de Picardie Jules Verne Amiens Février 2012.

 

Un compte-rendu critique parue en janvier 2014 dans la revue en Ligne: Interrogation, sous la plume de Pascal FUGIER, Docteur en sociologie.

 

 

 

 

Françoise Marbleu

 

Sur Eros et Liberté,

-----Message d'origine-----
De : Delta Paris [mailto:delta.paris@free.fr]
Envoyé : lundi 22 septembre 2014 17:07
À : JOELLE DENIOT; JACKY REAULT
Objet : Eros et liberté

 

Merci pour l'envoi de votre livre auquel je souhaite bon succès.

Peut être m'inspirera t il d'autres œuvres Amicalement

Françoise Marbleu

 

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LES VOEUX DU LESTAMP POUR 2016

 

Voeux du Lestamp 2016 Ré-enchantez-vous.

 

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Janvier 2016 KAOS (oeuvre de Jacky Réault, (tous droits réservés) ou la mondialisation sans sujet

Kaos, Edition d'Eros et societés Essai plastique à l'occasion de l'...Jacky Réault

10ieme.ete.du.lestamp.2016.le.mal.

 

Entrée libre 

LE 10° ETE DU LESTAMP

 

 LES 30 JUIN 1° JUILLET, 2 Juillet 2016

à  Nantes

 

Sur le thème le plus problématique et le plus tabou de l'époque de la mondialisation sans sujet (Kaos )

 

le mal

 

Aux limites des sciences sociales

 

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LIENS D'INFORMATION
 

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